
Qui suis-je.
Je m'appelle Antoine Delos. Né le 15 mars 2002 à Saint-Martin-Boulogne, dans les Hauts-de-France, j'ai passé mon enfance à Wasquehal avant de revenir m'installer dans la ville où je suis né — où j'habite toujours.
Avant la photo, l'image était déjà là. Depuis mon plus jeune âge, je créais : je tournais, je découpais, je montais, je dessinais des visuels. Le graphisme, la vidéo — la création ne m'a jamais quitté. J'aimais créer. J'aimais raconter.
Mes premières photos, je les ai faites avec le vieux Nikon D3100 de mon père. En 2020, un Sony ZV-1 — pour la vidéo d'abord ; j'ai fini par photographier avec. Mon premier vrai shooting : la première grossesse de ma soeur. Puis j'ai découvert les fameuses vidéos POV de photographes de rue : j'ai commencé à économiser. Et en septembre 2021, j'ai acheté un appareil photo professionnel avec toutes mes économies : le Sony A7 III.
Au début, je photographiais un peu tout et n'importe quoi : des objets chez moi, des choses dans la rue — mais surtout mes proches.
Pendant mes études en communication, j'ai lancé ma micro-entreprise en juin 2022. Ma première réalisation, mon premier client : l'aftermovie du festival de la Côte d'Opale. Les premiers à m'avoir fait confiance. J'ai ensuite voulu me spécialiser en photo, me lancer sous mon propre nom, créer mon identité, mon univers — que les gens m'appellent moi, pas une agence.
En 2023, je suis allé sérieusement dans la photo, par amour profond pour elle. J'ai toujours été passionné par plein de choses, mais jamais autant que par la photographie. Je n'aurais jamais imaginé être photographe. Étant petit, ça ne me parlait pas tant que ça — ou peut-être que j'avais encore trop à explorer dans d'autres domaines avant d'y arriver. Et pourtant, aujourd'hui, ça me paraît évident.
La photo a été pour moi un moyen de m'exprimer créativement, sur un procédé complet, de la prise de vue jusqu'à la retouche. Il y a tellement de détails qui différencient les artistes photographes.
En photo, j'aime tout : autant la photo de rue que le documentaire, l'artistique ou le portrait. Je ne suis pas amoureux d'un domaine précis de la photo — je suis amoureux de la photo, et c'est tout. Et ça me permet d'aimer des choses que je n'aurais pas forcément aimées si je ne faisais pas de photo.
Ce qui m'inspire, ce sont les photographes qui ont créé quelque chose de nouveau et l'ont maîtrisé — sans modèle ni tuteur. Ernst Haas a fait exactement ça avec la couleur. C'est ce que je cherche : une signature, que j'espère maîtriser un jour.
Je travaille en numérique 95 % du temps, par manque de moyens — mais dès que j'en ai l'occasion, j'achète des pellicules. Je n'ai ni rituel ni habitude : chaque projet, chaque photo est différent et mérite d'être traité différemment.
Ce que la photo m'a apprise : ce que l'on fait ne pourra jamais plaire à tout le monde.
Découverte, curiosité — en quête de liberté et d'équilibre.